Dans la diététique traditionnelle chinoise (DTC), on cherche l’équilibre avant tout. Quand il est là, il se lit dans le regard, la posture, la présence. C'est'le Shen.
Comprendre le Shen, c’est comprendre comment la DTC regarde le corps. Comme un système dont toutes les parties communiquent. C’est aussi comprendre pourquoi elle associe les plantes entre elles, plutôt que de les employer une à une.
Nourrir l’équilibre
La DTC part du principe que le corps est un système. Un trouble isolé y est lu comme le signe d’un déséquilibre plus large, dans la circulation de l’énergie, dans la relation entre les organes, dans la manière dont le corps réagit à son environnement.
Cette énergie vitale s’appelle le Qi. Selon la tradition, elle circule dans le corps par des canaux appelées les méridiens. Quand la circulation est fluide et abondante, on parle d’équilibre. Quand elle se bloque ou s’épuise , on y voit l’origine des déséquilibres.
Dans cette vision, l’alimentation est bien plus qu’un carburant. Chaque plante, chaque aliment est associé à un organe, une saison, une émotion.
« Dans notre tradition, ce que l’on mange et notre lifestyle forment un seul et même geste. »
Marina Tang, Fondatrice de shen pureLes cinq éléments
La DTC organise le monde, et le corps avec lui, autour de cinq éléments : le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l’Eau.
Chaque élément est relié à une saison, à un organe, à une émotion et à une saveur. Le Feu est associé au cœur et à l’amer, la Terre à la rate et au doux, le Métal aux poumons et au piquant, l’Eau aux reins et au salé, le Bois au foie et à l’acide.
Dans cette grille de lecture, la saveur douce appartient à la Terre, qui gouverne le centre, siège de la transformation et de l’assimilation.
Les trois trésors: Jing, Qi, Shen
Au cœur de la pensée chinoise de la santé, trois notions appelées « les trois trésors » décrivent trois niveaux d’énergie de l’être humain et la façon dont ils dépendent les uns des autres.
Les trois trésors s’enchaînent dans un ordre précis : le Jing engendre le Qi, le Qi nourrit le Shen. Sans fondation solide, il manque de vitalité. Sans vitalité, l’éclat s’éteint. C’est pourquoi le praticien d’autrefois commençait par observer les yeux de son patient.
Les plantes adaptogènes au service du Shen
C’est là qu’interviennent les champignons et les plantes que la diététique chinoise emploie depuis des siècles. Leur place est d'accompagner l’ensemble du système, entretenir le mouvement du Qi, ménager le Jing et laisser le Shen s’exprimer.
La Crinière de Lion est traditionnellement associée à la clarté d’esprit. Le Reishi (Lingzhi), surnommé le « champignon de l’immortalité », évoque dans la tradition la sérénité et la longévité. Le Cordyceps est lié à l’endurance. L’Ashwagandha, venue de la tradition ayurvédique, complète ce paysage.
Chaque plante a sa personnalité, c’est pourquoi la DTC les associe selon la logique des formules classiques : Jun le souverain, Chen le ministre, Zuo l’assistant, Shi le messager. Une formule bien construite se lit comme une architecture, chaque ingrédient a son rôle.
« Un ingrédient seul a sa personnalité. C’est en les associant que l’on compose. »
Marina Tang, Fondatrice de shen pureLe rituel
La DTC se vit dans la durée, au rythme des saisons et des repas. L’idée est d’entretenir le corps jour après jour, comme on prend soin d’un jardin.
C’est dans cet esprit que nous avons conçu nos rituels. La régularité y compte plus que la quantité.
Les compléments alimentaires ne remplacent pas une alimentation variée et équilibrée ni un mode de vie sain. Déconseillés aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants. En cas de traitement médical ou de pathologie, demandez conseil à un professionnel de santé. Les références à la diététique traditionnelle chinoise relèvent de la tradition et de la culture, et ne constituent pas des allégations de santé.
